Pourquoi j’ai arrêté Netflix.

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Non, je ne suis pas folle, vous savez. Bonsoir!

Voilà plus d’un an maintenant que j’ai arrêté Netflix. Mais vraiment arrêté. Genre sans demander les codes des voisins ou des potes. Je n’ai plus Netflix. Bon, pas de quoi me glorifier, hein, puisqu’à tout moment, en quelques clics, je peux y retourner. Pour 7,99€/mois, pourquoi m’en priver?!

Tout bonnement parce qu’à l’instar des deliveroo, McDo, Asos, Insta et autres Tinder, ce sont de vrais créateurs de dopamine. La dopamine, c’est pas mal. Ca peut même etre positif. Seulement dans notre société, nous ne jurons plus que par ça! La dopamine, c’est quoi?

Le striatum, une partie primitive de notre cerveau secrète la dopamine, notamment en période de stress et recherche en priorité 5 types de stimuli: se nourrir, avoir des relations sexuelles, avoir un statut social, acquérir des informations et surtout fournir le moins d’efforts possibles. Nous y voilà! En plus d’activer la touche plaisir car « regarder un bon film », se refaire l’intégrale de nos séries « Chausson » de quand nous étions ado c’est un vrai moment « dopaminant », ces plateformes nous positionnent dans un état de passivité avancé notamment avec l’autoplay. Après 6 secondes de générique de fin, hop, l’épisode suivant démarre. Et ca serait con de s’en priver, ce n’est que 27 minutes de pur plaisir pour savoir enfin si Brian se fait larguer ou non. Et 27 minutes, ce n’est pas beaucoup. C’est rien du tout. Allez, encore un dernier et puis j’arrête!

Je fais partie des zappeurs. L’objectif étant de trouver LE programme qui va me faire ces petits papillons dans le ventre (=> DOPAMINE) et me faire me sentir comme dans une bulle de coton, de m’installer devant un programme que j’adore. Mais, peut-être que si je zappe un peu plus, je pourrai trouver, le programme encore plus excitant que celui-ci et qui pourra me procurer encore plus de plaisir?! Zappe, et tu sauras!

Forcément, lorsqu’on m’a ouvert cette salle virtuelle remplie de films, de documentaires et autres séries, c’était la jouissance extrême. Et l’opportunité de choisir un programme que j’avais réellement envie de voir.

Netflix, je l’ai eu. Plusieurs années. J’ai su résister au début à plonger dans les méandres de telle ou telle série addictive ou de lancer la plateforme à chaque moment de pause. Et j’adorais découvrir des films, documentaires ou séries au moment où je le souhaitais. C’était génial! Puis rapidement, c’était le rendez-vous obligatoire. Je déjeunais chez moi, seul, pourquoi ne pas avancer sur ma série?! A peine le diner terminé, ca pouvait être pas mal de découvrir le dernier Almodovar?

Petit à petit, j’y passais du temps. Et je choisissais. Et je prenais le temps de bien choisir. Quitte à ne jamais choisir. Jusqu’à ce soir où je « zappais » d’un documentaire à un film drôle, puis non, d’horreur, puis pourquoi pas commencer une série, puis ca pourrait être pas mal de… 52 minutes! 52 minutes à « zapper! Le temps d’un épisode justement, ou le temps d’arriver au climax d’un film. 52 minutes de ma vie à choisir pour finalement ne pas décider!

J’ai arrêté.
Ce soir-là, la télécommande virtuelle à la main, lorsque je me suis trouvé comme une oie, gavée de films en preview, de séries produites pour accompagner les repas deliveroo, je me suis dit stop. C’est trop. Les premiers jours ont été « bizarres ». Puis, ce sont les conversations en soirées que j’ai commencé à trouver « bizarres ». « Tu as vu « GoT »? Non? Mais c’est pas vrai?! Mais il faut! IL LE FAUT! C’est juste dingue. Et la dernière saison de « Modern Family », génialissime? Il faut ABSOLUMENT que tu voies ça. Et le documentaire sur les poubelles aux Etats-Unis, il est incroyable, trop bien filmé, c’est ouf, tu peux pas passer à côté de ça! »

Je suis revenu à l’ancienne: j’ai encore une télévision que je n’allume que le soir après diner lorsque je n’ai rien d’autre à faire. Je regarde ce que les quelques chaînes proposent, je reviens souvent sur les mêmes: Arte en tête de liste. Si toutefois il y a plusieurs programmes qui m’intéressent alors je les enregistre et je me créé ma petite banque de films et documentaires a regarder. Et c’est cool de ne plus avoir le choix. En tout cas, largement moins.

Je me rends compte qu’aujourd’hui et encore plus avec ces confinements/couvres-feu, il est devenu normal voire obligatoire voire salvateur de se faire livrer ses repas, tout en scrollant sur Insta ou en swipant sur Tinder avant de se poser devant LA série qu’il faut avoir vue, absolument de toute la vie. Enfin pour ces deux prochaines semaines.

Non, je ne cherche ni à te convaincre, ni à te juger. Je veux simplement t’indiquer, si tu t’es déjà senti dans la même situation que moi, ce soir-là, la télécommande virtuelle à la main gavé les yeux injectés de sang, qu’il y a la possibilité d’arrêter. Et de bien le vivre! 🙂 Ca existe. C’est faisable. Et c’est jouissif!!

4 Responses

  1. Manon

    J’adore !
    Je me sans beaucoup moins seul. Je fais partie des peu de personnes qui n’ont jamais eu Netflix 😉. Pour dire je n’ai même pas internet chez moi juste sur mon téléphone et ça me suffit amplement pour le moment. Il y a assez de choses à la télé. Parfois mes enfants me parle de chaîne qu’ils entendent à l’école (6ans et 6ans= jumeaux 😉) et que nous n’avons pas car bien sûr sur les chaînes normales des dessins animés sont certainement et non toute la journée et c’est largement suffisant car je ne les ai pas habitué à la télé toute la journée il regarde les dessins animés depuis qu’ils ont 4 ans seulement et que 30 minutes par jour 👍 (sauf le weekend DVD Disney en famille). Et mon homme est aussi beaucoup documentaire.

    • Julien

      Bravo! C’est encore plus « challengeant » avec des enfants. Courage! 🙂 Et merci pour ton commentaire! 🙂

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