Un canapé flambant neuf… de 1974!

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Le canapé, une pièce majeure de nos habitations modernes. Un objet qui invite à la convivialité, à la lecture, au repos, au partage, à la détente… Un objet de nos intérieurs qui, lui aussi a subi les conséquences de la mondialisation, de la course au petit prix et qui devient le résultat d’un travail forcé à l’autre bout du monde, avec des matériaux de qualité médiocre, dont les conséquences sur l’environnement peuvent être désastreuses. Pire, un objet qui peut être bourré de matières polluantes avec des conséquences terribles sur la qualité de notre air intérieur…

Lorsque nous avons investi l’appartement fraîchement refait en mars 2017, nous sommes tombés dans le panneau, le panneau du prix imbattable! Une banquette convertible au style vintage à 299 euros a fait son entrée dans le salon. Et rapidement sa sortie. Je l’ai revendue sur Leboncoin à moitié prix 10 jours plus tard. Très inconfortable en assise et pire en couchage, je m’en suis pris à moi_même: 299 euros une banquette lit neuve?! Tu t’attendais à quoi, Julien?! A de la qualité incroyable? A un design contemporain et subtil?! A des matériaux nobles?!

J’ai alors pour un temps repris le canapé convertible de l’ancien appartement en me laissant le temps de rechercher. 2017 est l’année où je me plonge dans le zéro déchet, la déconsommation et le home-organizing. Autant te dire qu’il était encore plus compliqué de trouver un produit qui réponde à toutes mes attentes à ce moment de découverte cruciale…

Il faudra attendre 2019 pour que je me penche réellement sur la question du canapé. Trouver un convertible beau, au design élégant fait dans des matériaux nobles dans de bonnes conditions humaines et environnementales à un prix correspondant à mon budget était quasiment impossible.

PUIS LE FLASH: le canapé vintage des beaux-parents!
Nous avons vendu l’autre pour quelques écus et nous avons récupéré le « vieux » canapé en août 2019: une vraie pièce vintage, en velours orange… de 1974!

Sauf qu’il avait morflé depuis le temps: mousses raplapla, doublure déchirée, matelas du lit aussi épais qu’un tapis de yoga.

Est-ce que ça valait le coup de le remettre à neuf? Est-ce que ça n’allait pas coûter trois bras pour garder un canapé finalement inconfortable et vieillot?

Première étape: demander des devis auprès de tapissiers pour voir si c’est réalisable. Je n’aurais jamais imaginé un jour faire partie des personnes faisant appel à un tapissier. C’est bête mais ça me semblait hors de ma catégorie sociale, complètement inabordable. Ce qui était le cas du premier devis reçu: cela coûtait 2 fois le prix d’un canapé neuf fait en Europe. Mais le second devis, demandé au tapissier situé à quelques rues, était vraiment abordable. Comme quoi… Un peu de réflexion, puis nous nous sommes lancés!

Deuxième étape: changer le matelas (150 €)

Troisième étape: changer la doublure (150 €)

Le décorateur est venu à la maison changer la doublure. Il a clouté et cousu à la main ce nouveau tissu résistant. Nous avons déjà senti la différence: plus besoin de coussin pour maintenir notre dos en position assise.

Dernière étape: changer les mousses (750 €)

Changer les mousses, c’est ce qui coûtait le plus cher. Parce que confinement et tout le bazar, il aura fallu attendre jusque juillet au moment de nos vacances pour donner les trois coussins d’assise et les trois de dossier pour que le tapissier change les mousses, âgées de 46 ans…

Rentrés de vacances, les coussins étaient prêts! Nous les avons placés puis retiré la planche… Et le résultat est incroyable! NOUS SOMMES TROP CONTENTS!

Nous avons un nouveau canapé, qui ne sera pas retrouvé à la déchetterie, dont la fabrication n’aura pas coûté bonbon à la planète, qui aura fait travailler un artisan du quartier et dans lequel nous sommes si bien pour nous prélasser, lire, nous reposer… Au niveau déco, c’est une vraie pièce vintage qui donne de la chaleur et de l’authenticité à l’appartement.

Petite cerise sur le gâteau: nous sommes devenus potes avec le tapissier avec lequel nous avons partagé un apéro la semaine dernière. Quand je te dis que déconsommer fait faire de jolies économies
pour notre porte-monnaie, pour notre planète et qu’il est un vrai créateur de lien social. Tu me crois?

2 Responses

  1. Luciana

    Encore une belle histoire , qu’en est-il du velours ? Après tant d’années , zéro tâche
    L’avez vous lavé ou mis au pressing ?
    Ça m’intéresse .
    En tous les cas il est très beau .

    • Julien

      Bonjour Luciana, Merci pour votre message. Le velours est intact, c’est le tissu d’origine qui n’a aucune tâche ou trou. Mes beaux-parents sont très méticuleux et maniaques. Sinon nous aurions eu deux solutions: soit changer tout le tissu auprès de notre tapissier (ce qui aurait doublé le prix), soit nous séparer du canapé. Le canapé est aujourd’hui tout neuf et est reparti pour 40 ans, on croise les doigts!! 🙂

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